. Le dossier contient principalement les demandes émanant d’éditeurs d’art, d’associations, d’artistes (Louis Mascré), de professeurs d’universités (Henri Focillon) et d’enseignants, d’experts en art, etc., classées dans des sous-dossiers individuels. Contient également des documents concernant certaines missions photographiques spécifiques : notamment les missions réalisées en 1915, 1916 et 1917 par John Blantern; une autre menée par J.E. Bulloz dans les années ‘20 et pour laquelle le dossier contient un échange de correspondance intéressant. En 1924, J.E. Bulloz (Paris) désire continuer l’inventaire photographique de l’art en Belgique en même temps que celui des œuvres belges en France. D’accord avec Fierens-Gevaert, Pierre Bautier a mis Bulloz en contact avec la Commission royale des Monuments afin que celle-ci accorde son patronage et fasse parvenir à l’intéressé un programme de travail. Bulloz n’ayant pas reçu de réponse s’est attaché aux photographies de l’église Saint-Léonard de Léau en l’absence de toute directive de la Commission. Il voit dans ce désintéressement le désir de le voir renoncer à son projet et demande conseil à Bautier. Ce dernier regrette l’absence d’un « appui officiel » et répond à Bulloz de ne pas trop compter sur la Commission royale (cf. Bulloz à Bautier, 25.02.1924 et Bautier à Bulloz, 08.04.1924). Bulloz envoie pour les archives (photographiques) du Musée ses 33 clichés de l’église de Léau.
Contient un plan indiquant les terrains dépendant du Musée de peinture.
La CD du Musée se réunit à l’Exposition d’œuvres choisies de maîtres belges (1830-1914) et adresse ses propositions d’acquisition au ministre. Elle fait le choix de plusieurs œuvres dont Les joueurs de cartes par Henri De Braekeleer. FG essaie d’arracher à Dillen ce tableau qu’il tient en haute estime. Pour le Musée, Dillen accepte de se dessaisir des Joueurs de cartes. Mais la CD du Musée manifeste des réticences. Dillen en prend ombrage : « « Je ne saurai le supporter et surtout de ceux qui ne sont venus à lui [à De Braekeleer] que poussés par l’opinion publique, et qui, je le croyais !, faisaient leur mea culpa » (Dillen à Demeter, s.d.) et retire son offre de vente. Plus tard, en janvier 1922, FG informe le ministre que le tableau a été acquis — en même temps que d’autres — à l’initiative du chevalier de Schoutheete de Tervarent sur le fonds Weber pour être offert au Musée. Sont également acquis à l’initiative du chevalier un Portrait de Vieillard par Jordaens et deux médaillons en terre cuite (haut reliefs) de François-Joseph Janssens présentés par Arthur Le Roy. La CD s’en offusque : elle conteste à ce dernier le droit d’une telle initiative. FG va trouver le ministre [Hubert]. Celui-ci accepte que les achats soient effectués sur le fonds Weber et veut bien les prendre à son compte mais il doit les présenter à la CD pour admission. La CD refuse les œuvres de Jordaens et Janssens et, pour le De Braekeleer, elle demande que l’achat se fasse sur les fonds ordinaires du Musée afin de ne pas dépenser le fonds Weber (CD au ministre, 02.03.1922). Dillen s’impatiente et veut reprendre son tableaux : « je ne vous en veux pas de cette aventure. Au contraire, je me fais un devoir de rendre hommage à votre ténacité en cette affaire » (Dillen à Fg, 15.03.1922). FG temporise. En sa séance du 27 mars 1922 la Cd vote à l’unanimité pour l’achat du Braekeleer sur les crédits ordinaires du Musée au prix de 100.000 frs. C’est alors que le baron Henry Lambert décide d’offrir le tableau au Musée en mémoire de son père, ancien vice-président de la CD.
Il s’agit surtout du Mariage mystique de sainte Catherine par Memling et du Portrait du chanoine de Pala [van der Paele] par Van Eyck. Le dossier contient des rétroactes dont un rapport daté 23 décembre 1889 signé par E. Van Hove, Alf. Ronse, L. de la Censerie et D. De Meyer.