La Quinzaine internationale est organisée annuellement en août-septembre : elle comprend la session de l’Université internationale ainsi que des congrès, conférences, sessions de comités, etc. La première session a eu lieu en 1920. Pour la IIIe session de la Quinzaine internationale, en 1922, Paul Otlet demande à FG qu’il s’associe, lui et le Musée, à l’événement (sans précision sur ce qui est demandé exactement). Otlet dit avoir réussi à faire nommer par la Société des Nations une commission pour s’occuper des Intérêts intellectuels. Destrée y représente la Belgique. « Ce sera probablement une grande aide pour tout notre mouvement ici » (Otlet à FG, 08.07.1922). L’année suivante en 1923, Otlet réitère sa demande : il s’agit d’organiser une conférence au Musée d’art ancien. Fg fait bon accueil mais ne fera pas la conférence lui-même : « Vous savez que les Musées seront toujours largement ouverts aux adhérents de votre Quinzaine internationale ». Destrée lui a parlé de la Commission internationale et lui a même demandé quelques indications en vue d’un rapport qu’il compte présenter (FG à Otlet, 11.07.1922). Le 26 juillet 1923, Otlet écrit à Fg et lui annonce la remise de la Quinzaine internationale. Malaise. Otlet écrit à FG « vous qui savez ce que c’est que de lutter pour ses idées » (Otlet à FG, 26.07.1923).
L’artiste est vivant et la dépense doit donc être imputée sur les crédits du Département. Mais c’est bien la section d’art moderne de la Commission directrice qui a manœuvré pour que l’acquisition se fasse. Avant cela, le Musée avait déjà tenté d’acquérir une autre nature morte d’Ensor, Le canard mort à la vente E. B[urthoul] à Bruxelles ou encore La femme en détresse d’Ensor de la collection Paul Desmeth. Il existe de La raie trois versions qui furent toutes exposées en 1921 à L’Art contemporain à Anvers : celle de la collection Burthoul, la plus belle, date de 1892.