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Description archivistique
Sous-fonds Français
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Dossiers enregistrés dans le système Agenda (en usage entre 1843 et 1940 environ)

Le sous-fonds se compose des archives produites à partir de la cession du Musée à l’État et enregistrées dans le système dit "agenda", basé sur l'enregistrement du courrier (entrant et sortant) dans de grands registres dits "agenda" (systématiquement jusque vers la fin des années 30, sporadiquement ensuite jusque dans les années 40 voire plus tard pour quelques cas). Il s'agit ici de la première organisation systématique des documents produits et reçus par le musée.
Ces documents, associés aux registres des réunions (fonds FM REG RPV), présentent naturellement un grand intérêt pour l'histoire muséale, puisqu'on y retrouve tous les aspects de gestion interne (personnel, budget... - enregistrés en tous cas jusqu'au début du 20e siècle), mais surtout les activités externes des musées: politique d'acquisition (les archives contiennent nombre de propositions, suivies ou non d'une acquisition réelle), gestion et inventaire des collections, aménagement et acquisition de bâtiments, relations avec le public...
L'ensemble est très riche également pour l'histoire des œuvres, ainsi que pour l'histoire de la vie artistique et culturelle de l'époque, et les rapports entre le musée et l’État.
La majorité des dossiers concernent des œuvres (appartenant ou non au musée), mais il faut tenir compte du fait que certains dossiers concernant une même thématique sont regroupés sous un seul numéro (correspondance sans suite de l'année pour les années 1899 à 1940, octroi de salles vacantes ou non à fin d’organisation d’exposition ou manifestations diverses pour les années 1834-1870, 1901-1923, 1936-1948).

Fonds concernant la copie et la reproduction d'oeuvres d'art aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

La pratique de la copie faisait partie, au XIXe siècle, de la formation des artistes, et l'une des fonctions des musées des Beaux-Arts était de leur offrir de bons modèles. Ainsi, plusieurs jours de la semaine étaient à l'origine dédiés aux copistes, le musée n'ouvrant au public que les autres jours. Outre les étudiants, copiaient au musée des artistes confirmés et des copistes professionnels, travaillant sur commande ou vendant ensuite leurs œuvres au public. Le lecteur intéressé trouvera dans la bibliographie des informations détaillées sur le contexte de la copie au 19e et au début du 20e siècle (entre autres, sur les problèmes des faux et l'évolution consécutive du règlement des musées, sur l'évolution de l'enseignement et du statut de la copie).
L'enregistrement systématique des copistes, à qui était délivrée une carte d'étude leur permettant à l'origine d'accéder au musée les jours réservés, commença au musée de Bruxelles en 1843, après le rachat du musée par l'Etat. En pratique, l'on enregistrait les copistes par ordre chronologique, suivant la délivrance de la carte d'étude, d'abord dans un registre, ensuite, à partir de 1903, via un système de fiches. Le cas échéant, la correspondance et les autres documents liés au dossier de demande d'autorisation de copie étaient conservés à part, et regroupés sous le numéro inscrit au registre qui était aussi celui de la carte d'étude.
S'il est possible que le fonds ne soit pas entièrement exhaustif et que la pratique de l'administration n'ait pas toujours été exempte d'erreurs ou d'oublis, ce fonds offre des informations particulièrement intéressantes pour l'histoire de l'art.

Archives antérieures au 01/01/1843 (cession à l'Etat)

Le sous-fonds se compose des archives antérieures au 1er janvier 1843, date de cession du Musée à l’Etat belge, soit les plus anciennes pièces d’archives conservées aux MRBAB. Il est à noter que les documents les plus anciens remontent aux dernières années du XVIIIe siècle et sont donc antérieurs à l’arrêté consulaire du 14 fructidor an IX (1er décembre 1801) dit "" arrêté Chaptal "" marquant la création officielle du Musée de Bruxelles.
Ce sous-fonds contient des documents éclairant l’histoire d’un établissement muséal, mais aussi, par-delà la seule histoire singulière, l’histoire sociale, économique et culturelle de nos contrées. Les rapports Bruxelles-provinces, ou les rapports Bruxelles-Paris et Bruxelles-La Haye à l’époque des régimes français et hollandais, s’en trouvent notamment éclairés. Il en est de même des rapports Etat belge et beaux-arts pour la période 1830-1842. Certes, pour les domaines d’investigations ou de réflexion ci-évoqués, le chercheur ne trouvera dans le sous-fonds I que des traces fragmentaires qu’il lui sera nécessaire de compléter par la consultation d’autres ressources. Mais ce corpus n’en est pas moins précieux à maints égards.
Le sous-fonds I est peu volumineux. Il consiste en un ensemble de documents très divers (correspondance, pièces comptables, etc.), à savoir :

  • des papiers « concernant l’origine du musée » remis en 1836 au peintre Navez suite au décès de Malaise ainé;
  • de la « correspondance pour le service du musée » tenue par les secrétaires Poot (de 1829 à 1834) et F.L. Moreau (de 1834 à 1843) successivement attachés à la commission administrative du musée;
  • des comptes et pièces justificatives comptables détenus par les trésoriers attachés à la commission administrative du musée (B30/407/1 à B30/418/1);
  • des pièces de nature diverses trouvées dans d'autres fonds ou collections des MRBAB (cf. "Historique de la conservation" et "mode de classement").

Musée de l’Ecole centrale (ca. 1798-1803)