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Description archivistique
Avec objets numériques
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Dossier concernant les travaux extraordinaires en rapport avec les archives du Musée.

La nécessité s’impose en juillet 1911 de classer méthodiquement les archives du Musée : il est question de +/- 6000 dossiers dont 4000 d’œuvres exposées. Il n’y a que 600 dossiers classés avec ordre et consultables. Les 3400 autres doivent l’être aussi et il est préconisé, de les résumer sur une fiche, ceci afin de constituer un double précieux à mettre facilement à l’abri en cas de sinistre. Les fiches seront rangées dans un meuble spécial de petit format (facilement transportable). Il conviendrait de prendre également copie de chacun des documents constituant le dossier des restaurations. (La correspondance est classée dans ce dossier par ordre de date sans autre répertoire). Ces copies iraient dans le dossier spécial de chaque œuvre auxquelles elles se rapportent en sorte qu’il sera possible de connaître instantanément le nombre et les dates des restaurations de n’importe quel tableau du musée. Demeter et le surveillant en chef Blanckaert réalisera sous la direction du secrétaire (FG) les travaux de classement et de transposition sur fiche. En parallèle, on pense aussi à la description des catalogues de ventes, aux fiches se rapportant à la bibliothèque, et à la révision des fiches (8000 existantes) des collections iconographiques. Il est question aussi de « prendre copie des archives du Musée en dépôt à la bibliothèque royale ». Les travaux ont lieu en 1911, 1918 et 1919 (d’après preuves de paiements d’indemnités).

Fonds concernant la copie et la reproduction d'oeuvres d'art aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

La pratique de la copie faisait partie, au XIXe siècle, de la formation des artistes, et l'une des fonctions des musées des Beaux-Arts était de leur offrir de bons modèles. Ainsi, plusieurs jours de la semaine étaient à l'origine dédiés aux copistes, le musée n'ouvrant au public que les autres jours. Outre les étudiants, copiaient au musée des artistes confirmés et des copistes professionnels, travaillant sur commande ou vendant ensuite leurs œuvres au public. Le lecteur intéressé trouvera dans la bibliographie des informations détaillées sur le contexte de la copie au 19e et au début du 20e siècle (entre autres, sur les problèmes des faux et l'évolution consécutive du règlement des musées, sur l'évolution de l'enseignement et du statut de la copie).
L'enregistrement systématique des copistes, à qui était délivrée une carte d'étude leur permettant à l'origine d'accéder au musée les jours réservés, commença au musée de Bruxelles en 1843, après le rachat du musée par l'Etat. En pratique, l'on enregistrait les copistes par ordre chronologique, suivant la délivrance de la carte d'étude, d'abord dans un registre, ensuite, à partir de 1903, via un système de fiches. Le cas échéant, la correspondance et les autres documents liés au dossier de demande d'autorisation de copie étaient conservés à part, et regroupés sous le numéro inscrit au registre qui était aussi celui de la carte d'étude.
S'il est possible que le fonds ne soit pas entièrement exhaustif et que la pratique de l'administration n'ait pas toujours été exempte d'erreurs ou d'oublis, ce fonds offre des informations particulièrement intéressantes pour l'histoire de l'art.

Dossier concernant l’organisation au Musée d’une Exposition Jakob Smits (Musée d’Art ancien, 15 janvier 1920).

La Reine a demandé à voir des œuvres de Jacob Smits chez l’artiste mais Smits s’y étant refusé, une exposition privée, intime, est organisée à l’intention exclusive de SM la Reine dans une salle du Musée d’Art ancien. Il s’agit d’une salle servant de réserve mais qui est bien éclairée et parfaitement convenable. C’est dans cette même salle qu’avait eu lieu l’exposition de la collection de SM le roi Léopold II.

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