Le marchand Joseph Breckpot présente 4 tableaux de l’école française, Calvaire et Paysage en Bretagne de Gauguin, Paysage de Sisley et Paysage de Pissaro. Fierens-Gevaert convoite ces œuvres remarquées par lui lors d’une visite au marchand. Pour FG, l’achat en bloc des 4 œuvres viendrait combler une lacune importante dans les collections du musée. Les deux Gauguin ont été exposés vers mai 1922 au salon de L’Art contemporain à Anvers. FG réussit à obtenir après une chaude défense l’adhésion de la commission à l’achat du Gauguin (Calvaire), mais les 3 autres œuvres sont écartées. Puis, une contre-proposition de Verlant permet de repêcher le Sisley. Les 4 œuvres ont figuré à l’Exposition des Impressionnistes français (MRBAB, 1922). Ernest Mélot, secrétaire du comité de L’Art Vivant, un groupement constitué pour aider à l’enrichissement des collections modernes des MRBAB, démarche auprès du fils de feu le notaire de Ro pour obtenir un mécénat destiné à faciliter l’achat du Calvaire mais la démarche semble être restée sans suite.
Le cédant signale que les quatres tableaux proviennent tous de la même collection que le Neefs qu’il vient de vendre au Musée (voir dossier 554).
C’est Charles Léon Cardon qui a fait venir de Paris le tableau de Snyders pour le soumettre au comité des Amis.
Le dossier contient une lettre intéressante de Navez à Stiénon dans laquelle Navez exprime son opinion sur les tableaux des écoles étrangères que possède le Musée. Un amateur américain achètera les tableaux si le Musée n’en veut pas. En attendant, Mr Haumer se retire à Spa.
Le dossier fournit pour chaque tableau la description du sujet représenté, les dimensions et la nature du support. Historique de provenance complet et référence au Catalogue raisonné de Smith pour le tableau de Rubens.
Ce sont les derniers (tableaux) gothiques qui se trouvaient dans les appartements du château de Bouchout. Le Musée est resté dépositaire des quatres œuvres pendant dix ans, de 1876 à 1886, année où elles ont été retirées.