A la vente Fonson, le Musée agit pour le compte du Département (comme il a été fait précédemment déjà pour la vente Khnopff). En outre, la commission du Musée exprime le désir de voir l’administration des beaux-arts entrer directement en rapport avec le peintre Signac pour l’acquisition d’une œuvre plus importante.
A la vente, le musée se montre intéressé par la Madone attribuée à Van der Weyden (nº 11 du cat. de vente) et par la Madone attribuée à Spagnola (nº 16) et par les deux Canones (nº 22-23 du cat).
Le Musée souhaite pouvoir faire usage du crédit spécial de 100.000 francs alloués par la loi du 27 mai 1876. Les délégués reconnaissent finalement sur place à Paris que la seule œuvre convenable sous tous rapport est le Rubens, Têtes de nègres. La commission depuis Bruxelles invite les délégués à ne pas acheter l’esquisse de Rubens.
Support et dimension du tableau : toile, 305 x 249 cm. Le tableau a été exposé en 1885 au palais des Beaux-arts à Anvers.
Le dossier renseigne sur le pedigree de notre inv. 1372 car il est dit que le tableau a longtemps appartenu à une ancienne famille anversoise et qu’il a été acquis environ 40 ans plus tôt (soit vers 1810) par Mr [Alexis Quatresols] de la Hante, marchand de tableaux et commissaire-expert du Louvre. A la vente de la collection Legrelle, le tableau est acquis par Mr Patureau. Voir aussi le dossier 590 concernant la vente de la collection Théodore Patureau en 1857 où le Musée fait l’acquisition de notre Rubens inv. 1372.
Le ministre engage la Commission à voir s’il ne serait pas opportun d’acquérir un Fabritius ou un Vermeer de Delft à cette vente.