Le dossier contient les archives de l’Exposition Van Eyck-Bouts ainsi que diverses correspondances importantes relatives à la restitution en exécution du Traité de Versailles des volets du polyptyque de l’Agneau mystique des frères Van Eyck et ceux du retable du Saint-Sacrement de Bouts. Parmi des correspondances, notamment celle échangée en 1920 entre le chanoine Vanden Gheyn (cathédrale St Bavon) et Fierens-Gevaert à propos de la reconstitution du polyptyque des Van Eyck à Gand et des dégâts constatés sur le panneau Eve une correspondance relative au dépôt à Gand des panneaux appartenant à l’Etat (en exécution du Traité) ainsi que les panneaux Adam et Eve qui se trouvaient au Musée de Bruxelles (lettre de J. Destrée à FG datée 27.08.1920 et reçu officiel signé par les chanoines De Bock et Vanden Gheyn daté 29.09.1920 une correspondance en rapport avec les photographies du retable exécutées par la maison Edmond Sacré (Gand), une autre échangée en décembre 1926 entre Fierens-Gevaert et le ministre plénipotentiaire Jules Brunet à propos d’inscriptions (cartels) qui remplacent à Berlin les volets de l’Agneau Mystique. FG y exprime sa vision de ce que doivent contenir ou pas comme information les cartels d’œuvres d’art. Il écrit : « Un travail considérable a été effectué à cet égard depuis la guerre. Friedlander tout le premier y a rendu hommage. En Belgique naturellement peu de gens y ont prêté attention ». Le dossier contient un plan calque de la chapelle de l’Agneau (St Bavon) ainsi que de nombreux extraits de presse. A noter également une lettre de Paul Lambotte adressée au ministre [Destrée] dans laquelle il dit avoir beaucoup œuvré pendant la guerre « pour rendre populaire l’idée de la restitution de chef d’œuvre de son art ancien à la Belgique (…). Depuis décembre 1914 nous nous sommes attachés à créer une « atmosphère favorable » et ce ne fut pas sans peine car Hymans et nos diplomates n’y voyaient qu’une fantaisie d’artistes ».
Le Musée a fait choix de deux œuvres à la Galerie Giroux : Portrait d’Henri Evenepoel appartenant à Edmond Evenepoel et La Foire des invalides en semaine appartenant à Mme L. van Mattemburgh. Le ministre n’autorise pas l’achat de La Foire des invalides.
Contient une ancienne photographie de la statue et un exemplaire du journal bruxellois Saint-Michel annoncant la vente.
Pierre Bautier a lutté pour faire entrer le tableau au Musée.